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Côte d’Ivoire : les sanctuaires marials unis pour la paix

Une même prière s’est élevée ce samedi 3 octobre 2026 dans les sanctuaires marials de la Côte d’Ivoire pour confier le pays et ses habitants à Dieu.
« Une seule prière, une seule espérance, un seul pays. » C’est dans cet esprit que les sanctuaires marials de Côte d’Ivoire se sont mobilisés ce samedi 3 octobre 2026 pour une journée de prière pour la paix.
De 7h à 14h, au Sanctuaire Marial National d’Abidjan comme dans les autres sanctuaires marials du pays, les fidèles ont vécu un temps de prière, de méditation et de communion autour d’une intention commune : confier la Côte d’Ivoire à Dieu et prier pour la paix.
Le Rosaire au cœur de la prière
Au Sanctuaire Marial National d’Abidjan, cette journée a été marquée par plusieurs temps forts : méditation du Rosaire, enseignement, louange et célébration eucharistique.
La meditation du Rosaire a constitué l’une des étapes de cette démarche spirituelle. A travers cette meditation, les fidèles ont confié à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la nation ivoirienne, ses familles et l’ensemble de ses habitants.

« La Vérité, lieu de rencontre de l’Amour, de la Justice et de la Paix »
Le temps d’enseignement a été animé par le Père Richard ZOUNDI, autour du thème : « La Vérité, lieu de rencontre de l’Amour, de la Justice et de la Paix ». À partir de ce thème, les participants ont été invités à approfondir le sens de la vérité à la lumière de la foi chrétienne.
Un enseignement qui s’inscrit pleinement dans la démarche de prière pour la paix: une paix appelée à se construire dans la vérité, la justice, le pardon et la conversion des cœurs.

« Ne pas avoir peur, mais faire confiance à Dieu »
La célébration eucharistique a été présidée par le Père Hervé POODA.
Dans son homélie, le Père Hervé a invité les fidèles à ne pas avoir peur, mais à avoir une confiance totale en Dieu. Il les a également exhortés à vaincre la vengeance et à privilégier le pardon et la paix.
Il a enfin encouragé le peuple de Dieu à rendre grâce en toutes circonstances.

Une célébration dans la communion
Le Père Hervé POODA était entouré de plusieurs prêtres pour cette célébration. La messe a été concélébrée par le Père Bernard Daingui, curé de la paroisse Saint-Thomas d’Abidjan-Agban, le Père Richard Zoundi et le Père Gautier SOMÉ, Recteur du Sanctuaire Marial.
Ce temps de prière était rythmé par de beaux chants de louange et d’adoration exécutés par le chœur du Sanctuaire Marial.

Une nation confiée à Dieu
Au terme de cette journée, une conviction demeure : la paix ne se limite pas à l’absence de conflits. Elle se construit aussi dans les cœurs, dans les familles, dans les communautés et dans les relations entre les personnes.

Assomption 2026 en images

 Sanctuaire Marial National d’Abidjan – 14 et 15 Août 2026

L’ASSOMPTION, UNE FÊTE PAS COMME LES AUTRES !

Vue aérienne de la veillée de l’Assomption au Sanctuaire Marial d’Abidjan

« Aujourd’hui, la Vierge Marie, Mère de Dieu, est élevée dans la gloire du ciel. »
Chaque année, le 15 août, des millions de chrétiens se rassemblent pour célébrer une grande fête mariale : l’Assomption de la Vierge Marie. Pour beaucoup, cette fête est simplement associée à une célébration religieuse ou à un jour férié. Pourtant, elle porte un message beaucoup plus profond : elle parle de Marie, mais aussi de notre propre destinée, de l’espérance chrétienne et de la victoire du Christ sur la mort.
Mais qu’est-ce exactement que l’Assomption ? Est-elle mentionnée dans la Bible ? Pourquoi l’Église croit-elle que Marie a été élevée au ciel avec son corps et son âme ? Et surtout, que peut-elle nous dire aujourd’hui ?

1/ C’est quoi l’Assomption ?
Le mot Assomption vient du latin assumptio, qui signifie « action de prendre avec soi » ou « élévation ».
L’Assomption désigne le fait que la Vierge Marie, au terme de sa vie terrestre, a été élevée au ciel avec son âme et son corps par la puissance de Dieu.
Il est important de distinguer l’Ascension de Jésus et l’Assomption de Marie.
Jésus monte au ciel par sa propre puissance divine : c’est l’Ascension. Marie, elle, est élevée au ciel par la grâce et la puissance de Dieu : c’est l’Assomption.
L’Assomption signifie donc que Marie participe d’une manière particulière à la gloire de son Fils. Elle devient ainsi un signe de ce que Dieu veut accomplir un jour pour tous ceux qui lui appartiennent : la résurrection et la vie éternelle.
Le Catéchisme de l’Église catholique dit :
« Enfin, la Vierge Immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort.
L’Assomption de la Sainte Vierge est une participation singulière à la Résurrection de son Fils et une anticipation de la résurrection des autres chrétiens.
» Cf. CEC §966
« La Très Sainte Vierge Marie, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, où elle participe déjà à la gloire de la résurrection de son Fils, anticipant la résurrection de tous les membres de son Corps. » Cf. CEC §974
L’Église catholique a solennellement défini cette croyance comme un dogme le 1er novembre 1950, lorsque le pape Pie XII a proclamé, dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus, que Marie, « au terme de sa vie terrestre », a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste.
L’Assomption n’est donc pas seulement une célébration consacrée à Marie. Elle est également une célébration de l’espérance chrétienne.

2/ Quel est l’historique de cette fête mariale ?
La foi en l’Assomption ne commence pas en 1950. La proclamation de 1950 est l’aboutissement d’une longue tradition chrétienne.
Les premiers siècles du christianisme sont relativement discrets concernant la fin de la vie de Marie. Les Évangiles ne racontent pas ce qui s’est passé après les événements de la Pentecôte. Cependant, progressivement, des traditions chrétiennes concernant la fin de la vie de Marie apparaissent et se développent.
À partir des premiers siècles, particulièrement en Orient, des récits et des célébrations autour de la Dormition de Marie se développent. Le terme « Dormition » signifie littéralement « sommeil » et exprime l’idée que Marie s’est endormie dans le Seigneur avant d’entrer dans la gloire.
La célébration se diffuse ensuite progressivement dans l’Église. En Occident, elle prend de plus en plus la forme de la fête de l’Assomption.
Au fil des siècles, la croyance en l’Assomption s’enracine profondément dans la prière, la liturgie, la spiritualité et la réflexion théologique de l’Église.
Finalement, le pape Pie XII proclame officiellement le dogme de l’Assomption en 1950.
Il ne s’agit donc pas de dire que l’Église « invente » l’Assomption en 1950. Le dogme vient formuler solennellement une croyance ancienne de la tradition chrétienne.

3/ L’Assomption est-elle biblique ?
Visuellement et textuellement, le mot « Assomption » ne figure pas dans la Bible, et aucun récit du Nouveau Testament ne décrit la fin de vie de Marie. C’est une tradition dogmatique appuyée sur la théologie : Marie étant exempte du péché originel (Immaculée Conception), son corps ne pouvait pas connaître la corruption du tombeau.
Ainsi, l’Assomption n’est pas un récit biblique explicite. Elle relève d’une compréhension théologique fondée sur l’Écriture, la Tradition et la foi de l’Église.

4/ Y a-t-il des cas d’assomption ou d’élévation au ciel dans la Bible ?
Oui. La Bible présente plusieurs personnes qui ont été, d’une manière particulière, élevées ou emportées auprès de Dieu.
Énoch
Dans le livre de la Genèse, nous lisons :
« Hénok marcha avec Dieu, puis il disparut, car Dieu l’avait pris. »
(Genèse 5,24)
La lettre aux Hébreux précise :
« Par la foi, Hénok fut transféré pour ne pas voir la mort. »
(Hébreux 11,5)
Énoch constitue donc un exemple biblique particulièrement intéressant d’une personne « prise » par Dieu.
Le prophète Élie
Le deuxième livre des Rois rapporte un événement encore plus spectaculaire :
« Élie monta au ciel dans un ouragan. »
(2 Rois 2,11)
Élie est ainsi emporté au ciel dans une manifestation extraordinaire de la puissance divine.

5/ Que nous enseigne l’Assomption aujourd’hui ?
L’Assomption n’est pas seulement un mystère concernant le passé. Elle possède un message extrêmement actuel.
a) Elle nous rappelle que notre vie ne s’arrête pas à la mort
Dans un monde souvent marqué par la peur de la mort, la solitude et l’incertitude, l’Assomption proclame un message d’espérance.
La mort n’a pas le dernier mot.
En Marie, l’Église contemple déjà ce qu’elle espère pour tous les croyants : la vie auprès de Dieu et la résurrection du corps.
Notre corps n’est donc pas méprisable. Il fait partie de la personne humaine que Dieu veut sauver.
b) Elle nous rappelle que Dieu accomplit ses promesses
Marie a dit « oui » à Dieu alors qu’elle ne connaissait pas tout ce que ce « oui » allait lui demander.
Elle a connu la joie, mais aussi l’incompréhension, la souffrance et la douleur de voir son Fils crucifié.
Pourtant, son chemin ne s’est pas terminé au pied de la Croix.
L’Assomption nous rappelle que la fidélité à Dieu n’est jamais vaine.
Même lorsque nous ne comprenons pas ce que Dieu fait dans notre vie, nous pouvons continuer à lui faire confiance.
c) Elle nous invite à regarder vers le ciel sans fuir la terre
L’Assomption ne nous demande pas de mépriser le monde dans lequel nous vivons.
Au contraire, parce que nous espérons la vie éternelle, nous sommes appelés à mieux vivre notre vie présente.
Regarder vers le ciel doit nous encourager à construire dès maintenant un monde plus juste, plus fraternel et plus humain.
d) Marie devient un modèle de foi
Marie n’est pas seulement celle qui a donné naissance à Jésus. Elle est aussi celle qui a écouté Dieu, cru en sa parole et persévéré jusqu’au bout.
Son « oui » à l’Annonciation est devenu un chemin de fidélité.
L’Assomption nous invite donc à nous demander :
Quel est mon « oui » à Dieu aujourd’hui ?
Sommes-nous capables de faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas tout ?
e) Elle nous rappelle la dignité du corps humain
Dans une société où le corps peut parfois être réduit à l’apparence, à la performance ou à la consommation, l’Assomption porte un message puissant : le corps humain a une dignité éternelle.
Dieu ne sauve pas seulement une « âme ». La foi chrétienne annonce la résurrection de la personne tout entière.
Marie élevée avec son corps et son âme devient ainsi un signe de cette espérance.

Notre-Dame de l’Assomption, prie pour nous.

Messe de Lancement du Quarantenaire